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Comment préparer une séparation exceptionnelle ?

Cela fait quelques semaines que je prépare ce moment, comme une petite fourmi qui reparti ses efforts dans le temps : mon départ pour une hospitalisation. Et de me pencher sur la question de comment préparer une séparation exceptionnelle avec mon enfant.

Cela m’a permis de me mettre progressivement « dans le bain », me familiariser avec le concept de ce qui allait se passer. Cela m’a permis de réfléchir à quel sens donner à cet événement pour moi et pour mon enfant. Que lui en dire, quand et comment. Des questions qui n’ont pas de réponse en soi, qui dépendent de chacun et du contexte unique… 

Dans cet article, nous allons nous pencher sur quelques points clés dans cette préparation à la séparation :

  1. Le timing
  2. Les mots
  3. Le passage de relais
  4. Les relais
  5. Préparer le quotidien
  6. Les medias 
  7. Les objets transitionnels 

1. Le timing

Quand en parler à son enfant ?

Quand je me suis sentie prête et que je me suis dit que le délai n’était pas trop lointain ni trop proche (ici une dizaine de jours).Cela dépend du parent, de l’enfant et de son âge…

2. Les mots

Quels mots mettre ? Des mots qui se raccrochent à du concret et qui peuvent faire sens pour l’enfant. Et pas trop de mots. Y aller progressivement. Laisser des pauses, voir les questions qui émergent, parfois aucune, parfois au compte goutte… S’adapter à l’enfant (niveau de compréhension, maturité, rythme pour « digérer » les information…)

3. Le (passage de) relais

J’ai aussi pu en parler avec mon conjoint, favoriser un « passage de relais » progressif et/ou ponctuel autour de certaines choses que mon loulou ne faisait « qu’avec maman ».

L’occasion de soirées entre copines pour que papa et Manea gèrent à deux. Qu’ils trouvent leurs marques; car le but n’est pas qu’ils imitent notre façon de faire, mais bien que « ça roule » à eux deux.

4. Les relais

Prévoir des relais aussi, selon le contexte, le budget (nounou), le réseau proche (familles, amis). et si possible, introduire ces personnes ressources de façon régulière à l’enfant avant la période de séparation, qu’un lien ait le temps de se tisser. Et pour ces personnes relais, j’ai confectionné deux documents ressources : des idées d’activités avec Manea et des idées de sortie avec toutes les informations utiles.

5. Préparer le quotidien

Sans s’en rendre forcément compte, il y a des choses qu’on reporte parfois depuis longtemps (réaménagement…) et des « pans du quotidien» qu’on a plus l’habitude de gérer …

Bref, jai passé aussi du temps à m’occuper de ranger de façon optimisée et minimaliste :

  • laisser peu de choses, mais l’essentiel,
  • facilement accessible pour les adultes
  • ressources pour mon enfant.

6. Les médias

Les livres

J’ai tout de suite eu le « réflexe livre » ; et s’il est assez facile de trouver des livres sur l’hôpital, l’opération ou la maladie des enfants… c’est assez rare de trouver des livres où c’est un parent qui est hospitalisé. J’ai reçu quelques références et en ai trouvé quelques uns (j’en reparlerai sur mon compte littérature jeunesse @vivre_d_amour_et-de_livres).

Il existe aussi de très chouettes livres pour parler de la séparation parent – enfant. Je vous en ai déjà présentés plusieurs dans l’article : Séparation parent-enfant : 20 livres pour l’accompagner en douceur.

Créer son livre

J’ai pris plaisir à créer un petit « livre maison » (« La maman de Manea va à l’hôpital »), en espérant qu’il accompagne sereinement le processus de l’opération avec de la séparation, mais aussi le retour avec la convalescence. Cette démarche permet d’ajouter des photo du quotidien de l’enfant, ainsi que des mots doux rien que pour votre enfant.

Les jeux

Et côté jeu, il y a les jeux qui participent à décharger les tensions (j’ai prévu un post et un article à ce sujet !), jouer sur le principe de séparation (vive le cache-cache !).

Et les jeux pour « faire semblant », comme jouer au médecin. J’ai donc ressorti la trousse de soins et la poupée, pour les tenir à disposition si jamais Manea en avait envie.

7. Les objets transitionnels

J’ai également investi du côté des objets transitionnels. Mon loulou n’a jamais vraiment été intéressé pas les peluches et n’a pas vraiment de doudou. Mais, mais… je voulais un peu tout explorer comme piste pour voir ce qui lui parlerait à lui, à ce moment précis dans ce contexte précis.

Mon loulou a une petite peluche avec laquelle il a une accroche plus forte que les autres, le renard Max. Du coup j’ai acheté la même, Maxou, et la prendrai avec moi à l’hôpital : chacun son doudou (communication par doudou interposés).

J’ai aussi trouvé un sac à bisous (en tissu dino !), que je lui présenterai avec le livre « la réserve de bisous de Zou », et on verra s’il accroche au concept. 

Et dernier craquage : un coussin personnalisé avec une photo de nous deux, pour le serrer fort dans ses bras et/ou dormir avec.

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Sac à bisous pour aider les séparations

Préparer une séparation exceptionnelle avec son enfant : entre préparation et accueil des émotions

À côté de tout ce que je vous ai partagé dans cet articule, il y a aussi : 

  • Remplir le réservoir affectif ++ avant l’opération, tant pour lui que pour moi. Passer des moments de qualité ensemble, à travers des jeux, des sorties, des câlins…
  • Prévoir des activités que nous pourront faire ensemble quand je serai en convalescence (j’ai une boîte au trésor où se cachent des livres et quelques jeux de société)
  • et d’autres pour varier le quotidien avec papa et les autres adultes qui joueront avec lui. 

Voilà mon parcours de préparation pour cette séparation exceptionnelle, dans mon contexte, avec ma personnalité et ma sensibilité, et celles de mon enfant. Chaque personne, chaque relation et chaque contexte sont uniques ; j’espère que ce post vous donnera quelques idées et inspirations 😊❤️

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